Lorsque l’on parle de diffusion, on fait allusion à une micronisation (vaporisation) des huiles essentielles qui se retrouvent propulsées dans l’air ambiant. Il existe des diffuseurs "purs", c’est à dire des appareils électriques dans lesquels on dépose l’huile ou les huiles essentielles choisies, et uniquement cela. D’autres fonctionnent avec de l’eau agrémentée de quelques gouttes d’huile(s) essentielle(s) dont la vaporisation permet également d’augmenter légèrement l’hygrométrie ambiante de la pièce.
Pourquoi choisit-on la micronisation ? Tout simplement parce que cela évite de dénaturer les molécules qui composent l’huile essentielle et que l’on peut ainsi profiter pleinement des propriétés de l’HE et de ses composants tels que notés sur l’étiquette.
Lorsque l’on utilise les appareils avec des coupelles que l’on chauffe grâce à une bougie chauffe-plat, on dénature l’huile essentielle car la chaleur altère les molécules. Ce que nous respirons, ce ne sont donc pas les molécules telles que mentionnées sur l’étiquette !! Du coup les vertus thérapeutiques sont affectées voire annihilées.
Mais ce n’est pas tout !!!
Imaginez vous que vous respirez alors des molécules altérées qui sont potentiellement dangereuses...au moins au même titre que tous les désodorisants chimiques "cra-cras" que vous avez fait sortir de votre humble demeure dans votre grande quête du naturel et d’une meilleure hygiène de vie...
Un article publié dans la revue Que choisir n°462 de Septembre 2008 est très révélateur à ce sujet. Il s’intitule :
Test Huiles essentielles, N’EN BRÛLEZ PAS CHEZ VOUS
Vous pourrez le retrouver à la page 31, et éventuellement sur le net à condition d’avoir un abonnement au site en ligne.
Les trois produits étudiés sont :
un flacon d’huiles essentielles biologiques Citron de la marque La Vie Claire
un flacon d’huiles essentielles biologiques Thym blanc de la marque Florame
un extrait de parfum Nature d’après la pluie de Terre d’Oc.
Je vous passe les détails du protocole mais pour faire court :
Je vous mets un extrait de l’article :
Les huiles essentielles sont très polluantes : 2804µg de COV par mètre cube d’air pour La Vie Claire citron, 3211µg pour Florame Thym blanc, c’est redoutablement élevé. On trouve dans le cocktail de polluants émis du formaldéhyde et du benzène, deux cancérigènes certains, à des niveaux faibles mais néanmoins inadmissible compte tenu de leur nocivité. Ces huiles émettent aussi de l’acétaldéhyde et du toluène. Florame est par ailleurs pénalisée pour ses émissions d’alphapinène (995 µg/m3), La Vie Claire pour celles de Limonène (1628 µg/m3) [...] Il est probable que le formaldéhyde, le benzène
et le toluène proviennent des réactions entre la flamme et les huiles. Mais les deux étant fatalement associés, il s’agit du cocktail que respirent les occupants de la pièce.
Les conclusions de Que Choisir sont sans appel !!
A l’issue de ces analyses, notre conseil tient en peu de mots : ne brûlez pas d’huiles essentielles dans votre intérieur.
Je ne résiste pas au plaisir d’ajouter une citation, il est tellement rare de trouver les choses dites de manière aussi claire et responsable :
Et, une nouvelle fois, ce test est l’occasion de rappeler que les huiles essentielles, pour être des concentrés de plantes très naturels, ne sont pas pour autant sans risques. Ces analyses confirment leur potentiel allergisant ou irritant.
Bravo au magasine et aux rédacteurs !! ;-)
L’extrait de parfum de Terre d’oc, en vient finalement à représenter l’alternative la "moins pire" avec ses 118µg de COV dont du formaldéhyde en faible concentration mais cancérigène malgré tout...
Cet article s’inscrit dans une étude comparative sur les désodorisants d’intérieur que je vous laisse le soin de découvrir ;-) La même revue aborde également le thème de la cosmétique bio dans un dossier de 5 pages particulièrement intéressant à mon goût !! Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à vous plonger dedans !!!
Voilà, maintenant vous savez tout... Donc les huiles essentielles, cela se diffuse, mais cela ne se brûle pas ! Si le budget vous manque pour investir dans un diffuseur de qualité, vous avez plusieurs possibilités : déposer une goutte de l’huile essentielle ou de la synergie choisie sur un mouchoir et le respirer régulièrement pour les diffusions à visée thérapeutique ; ou utiliser des galets de diffusion en pierre reconstituée afin de désodoriser...
Bonne diffusion !!!
Angie
( Le 14/1/2009.)
merci pour ces précieuses infos, je savais que c’était nocif, mais pas à ce point.
gemmae
(Par Angie. Le 15/1/2009.)
Hello !!
avec plaisir, Geamme !
Cet article était vraiment intéressant de même que celui sur la cosmétique bio dans le même magasine, dommage qu’il n’y en ait pas plus souvent !! ;-)
Angie
(Par hecate. Le 25/2/2009.)
Si j’ai tout bien compris, les jolies petites maisons dans lesquelles on met une bougie chauffe plat et ou l’on verse quelques gouttes d’huiles essentielles dans la cheminée sont à bannir, mais si l’on ajoute les huiles essentielles à de l’eau avant de chauffer l’effet est il aussi nocif ?
(Par Angie. Le 25/2/2009.)
Hello Hecate !!
Dans la mesure ou les huiles essentielles ne sont pas miscibles dans l’eau, j’imagine que cela ne change pas grand chose au final qu’il y a de l’eau dans la coupelle : les molécules aromatiques seront malgré tout brûlées de la même manière :S
Tu peux toujours recycler ta petite maison et y brûler des extraits, visiblement, pour certains du moins, c’est "moins pire"...mais rien en vaut une bonne vieille diffusion en ce qui concerne les HE ;-)
Angie
(Par BAYER Lily. Le 11/4/2009.)
Bonjour, enfin un site qui informe clairement que les HEs ne peuvent absolument pas être brûlées.
Etant conseillère diplômée en Aromathérapie Clinique, j’enseigne ce principe dès le début, et pour exemple je demande :
mangeriez-vous du pain qui à brûlé ??? -non- pourtant c’est du pain...mais sa composition à changé..., donc pareil pour les HEs que l’on brûle.
Lily
(Par Applejuice. Le 29/9/2009.)
Je voudrais mettre fin à des rumeurs infondées sur le fait que les bruleurs à bougies chauffe-plats brulent et détruisent systématiquement les huiles au point de les rendre dangereuses ou de les gaspiller.
C’est en partie vrai, je l’admets. Mais c’est souvent dût à cause d’un diffuseur mal conçu ou dont on ne connais pas l’usage. La coupelle de ces derniers trop petite et trop proche de la flamme ne permet pas d’y mettre assez d’eau et la chauffe trop vite. L’eau n’y tarde pas à frémir et s’évapore trop vite, bien avant que les huiles aient diffusé tous leurs bienfaits. Au bout de quinze à vingt minutes, nos précieuses HE se retrouvent dans le fond de la coupelle occupée à sécher et brûler voire à former une sorte de fumée pas très bonne pour santé.
Le principe des bons diffuseurs à bougies est de mettre les gouttes HE sur de l’eau préalablement mise dans la coupelle. Le fait qu’elles soient non miscibles avec l’eau et qu’ elle flottent est normal et, même, tout à fait souhaitable. L’eau chauffe doucement et diffuse petit à petit les huiles dans l’atmosphère. Le principe du diffuseur à bougie est de tiédir l’eau qui, à son tour, donne sa chaleur aux huiles et les diffuse doucement, à commencer par les esters (porteurs d’arômes) pour finir par les terpènes. Le procédé est comparable au bain-marie avec lequel on fait fondre le chocolat sans le brûler sur les flammes brutes.
La différence entre un brûleur électrique et son homologue à bougie, c’est que le premier génère électriquement une température réglée exactement pour diffuser des huiles essentielles sans eau. Le second à besoin de l’intermédiaire d’eau pour être efficace, mais il a l’avantage d’être moins cher.
Un bon diffuseur à bougie possède donc une coupelle qui se trouve à une distance d’à peu près 10 à 15 centimètres de la flamme et qui permet de mettre au minimum 30 à 40 ml d’eau. Il faut savoir que les huiles essentielles ne supportent pas des températures au delà de 45 degrés (un bain très chaud fait 38/40 degrés).
Le crash- test : si l’eau contenue dans la coupelle frémit au bout de 10 minutes, le diffuseur est mauvais. Si, au contraire, l’eau subsiste pendant une ou deux heures avant de frémir ou de s’évaporer, c’est un bon diffuseur car, a ce moment les huiles se seront déjà diffusées intactes dans les meilleures conditions.
Maintenant je ne critique aucune décision, mais le choix d’un bon diffuseur à bougie ou d’un diffuseur électrique reste entièrement justifié en fonction de ses propres gouts esthétiques, philosophiques ou de porte-feuille. Mais je vous invite à réfléchir à cette question : avec quoi pensez-vous que nos parents diffusaient leurs huiles essentielles avant l’apparition des diffuseurs électriques ?
(Par espe. Le 01/6/2010.)
Bonjour !
sur certains sites "beauté", on conseille de faire un sauna facial en mettant dans de l’eau préalablament bouillie quelques gouttes d’huile essentielle...
Est ce dangereux ?L’eau bouillante ne dénature t-elle pas l’huile essentielle ?
Merci
espe